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CHIKUNGUNYA

 

Dott. Luciano Schiazza

Specialista in Dermatologia e Venereologia

Specialista in Leprologia e Dermatologia Tropicale

Via Cesarea, 17/4

16121 Genova

www.lucianoschiazza.it

 

 

Le Chikungunya (CHIK) est une maladie due à un virus.

Le terme « chikungunya » signifie en Souhaéli « celui que est courbè » en raison des douleurs articulaires caractéristiques qui obligent le patient a adopter cette posture.

virus chikungunya

 

La premiere fois la maladie a été decrite en Tanzania en 1952.

Le virus chikungunya est un arbovirus (virus transmis par les arthropodes hématophages) et plus précisément un alphavirus de la famille des Togaviridae ; c’est un virus a ARN.

 

moustiques du genre Aedes

 

 

La maladie se trasmet d’homme a homme par l’intermediaire de moustiques du genre Aedes notamment (aedes aegypti, aedes albopictus). C’est u vecteur diurne ayant un pic d’activité en début et en fin de journée ; celui-ci prélève le virus en piquant une personne atteinte de la maladie pendant la phase de viremie (pendant les 5 premiers jours de la maladie) et se contamine à son tour. Lors d’une autre piqûre, il peut trasmettre le virus à una personne saine.

 

diffusion de la maladie

 

 

Cette pathologie se répartit en Afrique sub-saharienne, en Asie du sud-est (Thaîlande, Myanmar, Vietnam, Laos, Cambogie, Indonésie, Malaise). Depuis 2005 dans l’Océan Indien la maladie a touché les Comores, l’île Maurice et Mayotte, l’île de la Réunion , les îles Seychelles, le Madagascar.  

Le CHIK se manifeste sortout pendant la saison des pluies quand la concentration de moustiques est la plus forte.

 

Le CHIK est une polyarthrite acute febrile.

Après un delai d’incubation de 4-7 jours en moyenne (mais qui peut être 1 et 12 jours), apparaît brutalement avec un attaque sudaine marquée par

  • une fièvre aigue (39-40°C),

  • douleurs articulaires qui peuvent être intenses touchant les extrêmités des membres (épaules, genoux, poignées, chevilles et phalanges),

  • myalgias (douleurs musculaires) (70-90% des cas),

  • une eruption cutanée maculo-papuleuse du tronc et des membres, parfois prurigineuse (dans environ 50% des cas).

eruption cutanée

Dans les cas plus sévères il y a aussi

  • maux de tête,

  • de nausées et de vomissements,

  • une polyadénopatie cervicale

  • une conjonctivite.

Sortout chez les enfants sont aussi possibles des hémorragies benignes avec saignement des gengives, du nez ou purpura.

Quelques cas a type méningo-encéphalite et plyradiculonévrites ont été décrites.

L’evolution est habituellement favorable, avec disparition

  • de la fièvre en 1 à 10 jours,

  • des signes cutanés en 2-3 jours,

  • des signes articulaires en quelques semaines.

Mais l’atteinte articulaire peut évoluer vers una phase subaigu ou chronique, durant plusieurs mois voire même plusieurs années, marquée par des arthralgies (douleurs musculaires) persistantes et incapacitantes (sortout dans les sujets âgés).

La convalescence peut durer plusieurs semaines avec una asthénie (fatigue) importante.

Le traitment est purament symptomatique et repose sur la prise d’antalgiques et anti-inflammatoires non stéroïdiens et le repos.

Il n’exist pas, à l’heure actuelle, de vaccin contre le virus chikungunya.

La prevention de l’infection est à la fois individuelle et communautaire.

A niveau individuel la prevention passe par une prophylaxie d’exposition, en particulier au debut et fin de journée (intense activité du moustique vecteur) :

  • vêtements amples et long couvrant les bras et les jambes jusqu’aus chevilles.

  • insecticides pyrethoïdes sur les vêtements.

  • répulsifs sur les zones de la peau découvertes (précautions chez la femme enceinte et l’enfant de moins de 12 ans). Chez l’enfant jusqu’à l’âge de 3 mois, le produits repulsifs ne peuvent être utilisès.

  • moustiquaires, diffuseurs électriques a l’interieu des maisons.

A niveau collective la prevention repose sur la lutte anti-vectorielle à large echelle. C'est-à-dire :

  • élimination des gîtes larvale par suppression de toutes les eaux stagnates autour des maisons et, lors que n’est pas possible, par épandages d’insecticides.

  • elimination des dechets urbains, notamment pneus usagers, boîtes métalliques vides abandonnés, vases, etc. puisqu’ils favorisent les retenues d’eau et le développement des larves des moustiques.

eaux stagnatesépandages d’insecticides

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Last update: 13-01-2009